« Corps & Sport »

Depuis le 16 octobre 2018, la Cité des sciences et de l’industrie s’est intéressé au sport en incitant les visiteurs à se livrer à des exercices, où la technologie se mêle à la découverte.

Sous la direction de Julie Doron, chercheur en psychologie à l’INSEP, l’exposition propose une expérience assez unique. Comprendre le lien entre l’anatomie et l’activité sportive, à travers des ateliers innovants à l’ère du numérique.

Le défi est de taille : démontrer la place du sport au sein de la société, d’un point de vue social, politique mais également médical. Dans le même temps, la pratique sportive y est presque inévitable. D’où la phrase d’accroche « l’expo où vous venez en basket ».

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Plongé dans un espace high-tech de 1200m carrés, on retrouve de nombreux sujets de fond comme l’handicap, le dopage, le dépassement de soi et la performance, ou encore la technique. « Corps et Sport » invite aussi et surtout à s’intéresser au fonctionnement du corps humain, aux mouvements des muscles pendant l’effort, et à l’aspect physiologique. Se relever, gagner, perdre et se construire un certain mental. Le tout appuyé par des archives et des témoignages inédits (ou remis en lumière) d’athlètes d’horizons lointains et de générations bien différentes.

De l’athlète de haut niveau au jogger du dimanche, en passant par les passionnés curieux, les bien faits du sport et son importance sont démontrés. A travers un progrès technologique constant, incarné par des activités ludiques et des rétrospectives, l’exposition incite à participer pour mieux comprendre. Se dépenser et prendre du plaisir.

L’exposition parisienne ferme ses portes le 5 janvier 2020.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de l’exposition .

Fernand Lopez : « Il y a de fortes chances que le MMA soit légalisé en 2018 »

Directeur de la MMA Factory, Fernand Lopez se bat pour le changement de statut du MMA en France. Du dopage aux négociations avec le gouvernement, le coach sportif prend la température d’un bouillant dossier.

Bonjour, tout d’abord où en est la discipline actuellement d’un point de vue national ? 

« La pratique reste tolérée mais le combat est interdit en France. On compte plus de 50 000 pratiquants, sans compter les disciplines associées. Celles-ci vont disparaître quand le MMA sera autorisé, c’est sûr. Aujourd’hui, rien n’a changé mais on assiste à un contournement de la loi, ou plutôt à un arrangement. Lors de la création de la MMA Factory, il fallait avoir combattu à l’étranger.

Concrètement, quel est le problème ?

En France, on peut jouer librement au Rugby sans protections. C’est l’un des sports les plus traumatisant. Tous les coups adressés en MMA le sont également dans d’autres disciplines autorisées. Dans la Boxe-Thaï, la Boxe anglaise ou le Muai-Thai, par exemple, les high-kick au niveau de la tête sont acceptés. La médecine a également prouvé que les coups répétés apportent plus de blessures et paradoxalement il y’a plus de risques dans une salle de sport. Certains détracteurs veulent aussi nous faire penser qu’un coup au sol serait plus violent que debout. Ça ne tient pas la route, c’est complètement faux … C’est une histoire de ministres et de décideurs braves. Le MMA est une patate chaude dont les prédécesseurs n’ont pas voulu s’occuper. Il y a de fortes chance que le MMA soit légalisé en 2018, selon mes informations.

Pourquoi le gouvernement pourrait-il changer d’avis ?

On a beaucoup à gagner à légaliser cette discipline. Notamment en terme de sécurité et déjà pour les jeunes. Le ministère des sports à le devoir de protéger la jeunesse française. Pour ça, il existe deux solutions : ou on prend position et on considère que quiconque le pratique est passible d’une peine. Au moins c’est clair … Ou alors, on légifère le MMA avec des personnes qualifiées. Qui voudra le pratiquer devra avoir les diplômes nécessaires.

« Il y’a une réelle volonté de devenir propre, notamment pour tendre vers les J.O »

Est-ce possible avec la nouvelle ministre des sports Laura Flessel ?

Les renseignements que j’ai disent qu’elle y pense et que ça avancerait bien. Laura Flessel s’est d’ailleurs déjà essayé au MMA.

Que souhaiteriez-vous que le ministère fasse ? 

Envoyer des inspecteurs pour comprendre comment ça se passe me plairais.  Faire des enquêtes pour cerner le niveau d’apprentissage et pouvoir encadrer la discipline. Je crois qu’on tente de voiler l’impact économique que le MMA peut offrir.

Quant est-il du dopage ?

Les tests de dopage sont au stade embryonnaire alors que l’UFC est passé par l’USADA (Agence Américiane anti-dopage, ndlr) pour être clean. Les athlètes qui y signent sont testés des le premier jour de la signature. À tout moment tu peux être contrôlé. Tu dois donner ton emploi du temps. On peut t’appeler et tu dois te rendre en 2h maximum à l’endroit où se trouve l’agent. Si tu n’es pas là, on estime que t’es dopé. Il y’a une réelle volonté de devenir propre, notamment pour tendre vers les J.O.

Cela vous est-il déjà arrivé à la MMA Factory ?

Dernièrement on a frôlé un incident pour un contrôle très matinal. L’agent est arrivé super tôt, mon athlète et moi dormions encore. À 10 min prêt, on a finalement pu se présenter dans les temps. Il a été totalement contrôlé et a du se justifier. C’est impossible de tricher. Je vérifie tout, même les boissons pour m’assurer qu’il n’y ait pas d’additifs qui soient sur la liste de produits dopants. On a de l’avance sur les autres sports de combat.

Enfin, vous étiez en Allemagne et en Italie dernièrement où le MMA est autorisé. Qu’en pensent les étrangers ? 

Dans les autres pays, ils sont choqués. Les gens ne comprennent pas car il sont impressionnés par les performances de nos athlètes. Nous sommes le pays comptant le plus de nouveaux combattants à l’UFC, comme Taylor Lapidus. Et puis, dans ces pays tu assistes à un spectacle comme un autre. Les gens viennent en famille et tout se passe bien. »

Jeffrey John, l’élève dépasse Lemaitre

 

Portrait – Champion de France sur 200m, Jeffrey John s’est illustré en battant Christophe Lemaitre, à Marseille, en juillet dernier. Un moment inoubliable qui a permis à l’athlète de se faire remarquer. A l’INSEP, la rencontre avec le francilien s’est tenue sur la piste sur laquelle il s’entraine Porte de Versailles. Une reprise difficile pour le sprinteur de la SCO Sainte-Marguerite qui fait le point sur les objectifs à atteindre.