Le Bubble Foot s’invite sur le toit de Paris

A 200m de hauteur, la nouvelle animation de l’Observatoire de la Tour Montparnasse propose de se dépenser physiquement sur le plus haut panorama de la capitale.

Depuis le 19 octobre, la tendance dérivée du ballon rond fait son apparition sur la terrasse du 15e arrondissement de Paris.

Les règles sont très simples : 10 joueurs s’affrontent sur un terrain aménagé, se livrant à un 5 contre 5. La bulle d’air, de près de 2m de diamètre, s’enfile comme un sac à dos et pèse entre « 7 et 10 kilos » selon les animateurs présents sur place, ne laissant que les jambes en dehors de celle-ci.

Photo prise depuis l’Observatoire Panoramique de la Tour Montparnasse
Photo prise depuis l’Observatoire Panoramique de la Tour Montparnasse

Les rencontres de football donnent lieu à des séries de contacts hilarantes, où les joueurs se rentrent dedans lors de chaque duel, sans se faire mal. On est véritablement à mi-chemin entre le foot et les auto-tamponneuses.

D’une durée assez limité de 5 minutes, le Bubble foot est bien plus intense qu’il n’en paraît.

Photo prise depuis l’Observatoire Panoramique de la Tour Montparnasse

A partir de 8 ans et de 14h à 18h tous les jours, sauf le samedi (11h-19h), l’animation est offerte avec la visite jusqu’au 4 novembre. Depuis le 56e étage de la plus célèbre tour de Paris, le Bubble foot est l’occasion idéal pour se défouler en famille et/ou entres amis. En plus, c’est le dernier week-end !

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de la Tour .

Ugo Didier : « Je vise les jeux de Tokyo en 2020 »

A 16 ans, Ugo Didier est devenu champion du monde du 100m dos à l’occasion de sa première expérience professionnelle. Entretien avec un jeune lycéen devenu l’une des nouvelles têtes d’affiche de la natation paralympique.

Bonjour, vous vous entraînez depuis l’âge de 8 ans à la piscine de la Ramée. Est-ce un choix de votre part ?

« Évidemment, il s’agit d’un choix de ma part. J’ai commencé à la piscine de La Ramée parce qu’elle n’est qu’à 5 minutes en voiture de chez moi. Mes entraînements y ont toujours payé et pour l’instant je ne vois aucune raison de changer de lieu d’entrainement et surtout d’entraineur. Je suis amplement satisfait.

Quelle relation avez-vous avec votre coach, Samuel Chaillou ?

Samuel Chaillou m’entraîne depuis maintenant 4 ans et nous avons une relation basée sur la confiance. Depuis que je nage avec lui, notre collaboration est source de bons résultats. Je suis très reconnaissant envers lui car il s’engage au quotidien pour sans cesse améliorer mes performances. Par exemple, il a pris de son temps libre pour m’accompagner à plusieurs championnats de France.

Vous êtes actuellement en terminale S, comment gérez vous votre carrière en parallèle ?

C’est vrai qu’avec le bac à la fin de l’année je dois faire des choix. Je ne sors que très peu avec mes amis car je privilégie les entraînements. Je dois travailler beaucoup les weekends dès que j’ai le temps je m’avance je fais des fiches. La semaine quand je rentre du lycée je n’ai pas le temps d’ouvrir mes livres. Pour pouvoir concilier entraînement et terminale, je dois m’avancer un maximum. Pour partir à Mexico j’ai raté deux semaines de cours, je me suis donc arrangé avec les professeurs ainsi que mes camarades pour avoir la majorité des cours en amont et pouvoir (un peu) travailler  au Mexique et ne pas être en retard.

« J’ai découvert que je pouvais pratiquer le handisport grâce à une rencontre dans un club de vacances »

Comment s’est déroulée la victoire au bassin olympique Francisco Marquez, au Mexique ?

Nous sommes arrivés au Mexique 5 jours avant la compétition pour pouvoir nous préparer au mieux. Il fallait gérer le décalage horaire, l’altitude ainsi que la pollution. C’est une ville vraiment différente de là où j’habite. Durant ces 5 jours nous nous sommes entraînés afin de maximiser la performance. Ma première épreuve était le 100 mètres dos, mon épreuve de prédilection où j’espérais performer. Je réalise mon meilleur temps dès les séries et j’arrive encore à l’améliorer en finale.

Qu’avez vous ressenti lors de votre sacre ?

Juste à l’arrivée de ma course je ne parviens pas à voir que je suis champion du monde car je suis myope, les temps en direct sont affichés tout au fond de la piscine, à 50 mètres à l’opposé de moi. Il faut donc attendre que je rejoigne la zone mixte puis que je mette mes lunettes de vue et enfin que je regarde les résultats et je vois enfin que je gagne !. Je n’ai pu que très peu profiter de ce moment car un contrôleur anti dopage est venu m’entreprendre juste après ma sortie du bassin !

À votre retour vous avez reçu un certain hommage dans votre lycée. Comment l’avez-vous vécu ?

Dès mon premier jour au retour du lycée, à la première heure, la proviseur du lycée m’a accueilli personnellement pour me féliciter. On est allés ensemble dans la classe où j’avais cours et professeurs et élèves ont chanté la Marseillaise. Certains de mes amis ainsi que la proviseur ont réalisé une grande affiche avec ma photo et un message de félicitations. Tout le lycée a pu voir cette affiche et c’était pour moi un grand honneur, une grande fierté de représenter le lycée Françoise de Tournefeuille. J’en suis très reconnaissant.

Vous rejoignez l’handisport à 14 ans, comment ça s’est passé et pourquoi ?

J’ai commencé l’handisport d’une manière plutôt anodine. En effet je ne savais pas que je pouvais concourir en tant que nageur paralympique car je ne pensais pas être assez handicapé. J’ai découvert que je pouvais pratiquer le handisport grâce à une rencontre dans un club de vacances. Une nageuse, amputée d’une partie d’un membre m’a parlé de l’handisport sport et j’ai voulu tenter l’aventure. Rapidement, j’ai commencé mes premières compétitions.

Quel(s) projet(s) avez-vous après le BAC ?

Même si c’est un peu flou je souhaiterais intégrer l’INSA à Toulouse C’est une école d’ingénieur généraliste qui me permettrait de concilier mon projet sportif et d’études. Je n’ai pas d’idées précises de métier.

Et enfin, le prochain objectif pour vous est 2020. Vous vous y préparez déjà ?

En effet, je vise les jeux de Tokyo en 2020 même si ils ne sont que dans 2 ans. C’est pour moi un objectif majeur ! Pour l’instant je me focalise sur mes championnats de France qualificatifs pour les championnats d’Europe où mon objectif est d’y faire une médaille. Je garde dans un coin de ma tête Tokyo qui représente pour moi le rêve absolu ».

Fernand Lopez : « Il y a de fortes chances que le MMA soit légalisé en 2018 »

Directeur de la MMA Factory, Fernand Lopez se bat pour le changement de statut du MMA en France. Du dopage aux négociations avec le gouvernement, le coach sportif prend la température d’un bouillant dossier.

Bonjour, tout d’abord où en est la discipline actuellement d’un point de vue national ? 

« La pratique reste tolérée mais le combat est interdit en France. On compte plus de 50 000 pratiquants, sans compter les disciplines associées. Celles-ci vont disparaître quand le MMA sera autorisé, c’est sûr. Aujourd’hui, rien n’a changé mais on assiste à un contournement de la loi, ou plutôt à un arrangement. Lors de la création de la MMA Factory, il fallait avoir combattu à l’étranger.

Concrètement, quel est le problème ?

En France, on peut jouer librement au Rugby sans protections. C’est l’un des sports les plus traumatisant. Tous les coups adressés en MMA le sont également dans d’autres disciplines autorisées. Dans la Boxe-Thaï, la Boxe anglaise ou le Muai-Thai, par exemple, les high-kick au niveau de la tête sont acceptés. La médecine a également prouvé que les coups répétés apportent plus de blessures et paradoxalement il y’a plus de risques dans une salle de sport. Certains détracteurs veulent aussi nous faire penser qu’un coup au sol serait plus violent que debout. Ça ne tient pas la route, c’est complètement faux … C’est une histoire de ministres et de décideurs braves. Le MMA est une patate chaude dont les prédécesseurs n’ont pas voulu s’occuper. Il y a de fortes chance que le MMA soit légalisé en 2018, selon mes informations.

Pourquoi le gouvernement pourrait-il changer d’avis ?

On a beaucoup à gagner à légaliser cette discipline. Notamment en terme de sécurité et déjà pour les jeunes. Le ministère des sports à le devoir de protéger la jeunesse française. Pour ça, il existe deux solutions : ou on prend position et on considère que quiconque le pratique est passible d’une peine. Au moins c’est clair … Ou alors, on légifère le MMA avec des personnes qualifiées. Qui voudra le pratiquer devra avoir les diplômes nécessaires.

« Il y’a une réelle volonté de devenir propre, notamment pour tendre vers les J.O »

Est-ce possible avec la nouvelle ministre des sports Laura Flessel ?

Les renseignements que j’ai disent qu’elle y pense et que ça avancerait bien. Laura Flessel s’est d’ailleurs déjà essayé au MMA.

Que souhaiteriez-vous que le ministère fasse ? 

Envoyer des inspecteurs pour comprendre comment ça se passe me plairais.  Faire des enquêtes pour cerner le niveau d’apprentissage et pouvoir encadrer la discipline. Je crois qu’on tente de voiler l’impact économique que le MMA peut offrir.

Quant est-il du dopage ?

Les tests de dopage sont au stade embryonnaire alors que l’UFC est passé par l’USADA (Agence Américiane anti-dopage, ndlr) pour être clean. Les athlètes qui y signent sont testés des le premier jour de la signature. À tout moment tu peux être contrôlé. Tu dois donner ton emploi du temps. On peut t’appeler et tu dois te rendre en 2h maximum à l’endroit où se trouve l’agent. Si tu n’es pas là, on estime que t’es dopé. Il y’a une réelle volonté de devenir propre, notamment pour tendre vers les J.O.

Cela vous est-il déjà arrivé à la MMA Factory ?

Dernièrement on a frôlé un incident pour un contrôle très matinal. L’agent est arrivé super tôt, mon athlète et moi dormions encore. À 10 min prêt, on a finalement pu se présenter dans les temps. Il a été totalement contrôlé et a du se justifier. C’est impossible de tricher. Je vérifie tout, même les boissons pour m’assurer qu’il n’y ait pas d’additifs qui soient sur la liste de produits dopants. On a de l’avance sur les autres sports de combat.

Enfin, vous étiez en Allemagne et en Italie dernièrement où le MMA est autorisé. Qu’en pensent les étrangers ? 

Dans les autres pays, ils sont choqués. Les gens ne comprennent pas car il sont impressionnés par les performances de nos athlètes. Nous sommes le pays comptant le plus de nouveaux combattants à l’UFC, comme Taylor Lapidus. Et puis, dans ces pays tu assistes à un spectacle comme un autre. Les gens viennent en famille et tout se passe bien. »