Anissa Meksen : « Le MMA est dans un coin de ma tête »

Forte de ses 14 titres mondiaux en boxe pieds-poings, Anissa Meksen semble au sommet de son art. Son prochain objectif : l’UFC. 

Vous avez aujourd’hui 14 titres mondiaux dans différentes disciplines (boxe thaï, kick-boxing et K-1). A quand le 15ème titre ?

« Je ne sais pas. Je ne suis plus en quête de ceinture. Mon objectif c’est de conserver ma ceinture du Glory, d’évoluer dans le ranking chaque jour et de remporter un titre de championne d’Europe et du monde en boxe anglaise.

En boxe pied-poing, estimez-vous être la meilleure au monde ?

Je n’ai pas la prétention de dire ça. Mais en tout cas, j’essaye de l’être et je me bats tous les jours pour.

Pour votre combat au Glory, il parait que vous aviez quelques problèmes au niveau du poids … 

Oui, tout le monde me charrie là-dessus. J’ai du mal à prendre du poids. Je ne combattais pas dans catégorie habituelle (53 kilos), là c’était 55,3 kilos. Donc pendant un mois, on s’est battu avec Benoit (son entraîneur) pour que je m’alimente plus. Mais en s’entraînant deux fois par jour, ce n’est évident de prendre du poids. Donc je suis resté à 54 kilos pendant un moment. Et le matin de la pesée, j’ai pris un gros petit-déjeuner pour monter à 54,7.

« Les études ont toujours été la priorité par rapport à la boxe »

Votre entraîneur est aussi votre mari …

(Sourires) J’évite de trop en parler. C’est vrai que tout le monde souhaite que j’en parle mais pour moi la vie privée reste la vie privée.

Si un jour vous vous rendez compte qu’avec Benoit, vous n’arrivez plus à passer un cap. Pourriez-vous décider de ne plus vous entraîner avec lui ?  

C’est impossible parce que je n’imagine pas ce cas de figure. C’est quelqu’un de perfectionniste et moi aussi. On évolue et progresse tout le temps ensemble. Et dès qu’on a des lacunes, on va les chercher les connaissances ailleurs. On ne se dit pas qu’on est les meilleurs, que notre méthode d’entraînement est la meilleure. On s’inspire toujours des endroits où l’on va pour progresser.

« Le MMA est le sport à la mode »

A moyen ou long terme, le MMA (Arts Martiaux Mixtes) et l’UFC pourraient vous intéresser ?

Bien-sûr, ça reste dans un coin de ma tête. Aujourd’hui, on n’a pas d’opportunité concrète.

 Si l’occasion se présente, êtes-vous prête à monter dans l’octogone ?

Je me suis entraînée pendant un mois au sol. Je ne peux pas négliger cette partie là. Je suis consciente qu’il faut que je travaille au sol un maximum. Donc je fais le nécessaire pour être la plus à l’aise possible.

Depuis 2016, vous multipliez les stages pour vous perfectionner en MMA…

Depuis juillet 2016, j’ai fait quelques stages pour travailler le sol et la lutte. Je suis partie à Albuquerque (Nouveau-Mexique) pour apprendre aux côtés des spécialistes de la discipline.

Aujourd’hui, en France le MMA est interdit…

Ça va devenir légal ! Les autorités sont obligées d’autoriser le MMA. Tout le monde s’aligne et accepte ce sport. C’est le sport à la mode.

En plus d’être une championne dans différentes disciplines, vous possédez un double-Master…

On va dire que les études ont toujours été la priorité par rapport à la boxe. Pour moi c’était important d’avoir une tête bien pleine avant d’avoir une carrière de sportive de haut niveau. J’ai essayé de bien gérer les deux choses et tout s’est bien passé tout au long de ma carrière.

Pour finir, qu’espérez-vous pour 2018 ?

Le meilleur comme en 2017. J’espère défendre ma ceinture à plusieurs reprises et rester au top comme je suis à l’heure actuelle ».